3 nov
2015

Le VBN et son record inaperçu

Le 27 Octobre dernier les #PassionNantes du VBN accueillaient le Khimiz Yuzhny, champion d’Ukraine, en match aller des 16èmes de finale de la CEV Cup de Volley-Ball féminin. Ce match de Coupe d’Europe s’est joué à guichets fermés au Palais des Sports de Beaulieu et a réuni 5 300 spectateurs. C’est tout simplement le record d’affluence en France pour un match de Volley-Ball de club, masculin et féminin confondus. Et le même jour, à la même heure, toujours en Volley, les garçons du NRMV battaient Nancy en championnat de France à la salle Arthur Dugast devant 900 spectateurs. On saluera au passage le bel exemple d’harmonisation des dates et des horaires que nous ont offert là les ligues et les instances (d’une même discipline !) pour favoriser l’affluence et optimiser les recettes.
6 200 spectateurs pour le Volley, à Nantes, un Mardi soir… Imaginez les filles du VBN et les garçons du NRMV jouant le même soir dans la même salle pour de grandes soirées du Volley nantais… De quoi attirer toujours plus de spectateurs et de nouveaux sponsors attirés par cette belle visibilité !
Mais bon, ça restera du domaine du rêve, puisque, de toute façon, la plus grande salle nantaise, le Palais des Sports de Beaulieu ne pourra accueillir, après 40M€ de travaux, “que” 5400 spectateurs. Comme la nouvelle salle nantaise de la Trocardière, construite pour 25M€, offre une capacité maxi de 4200 places, ce record n’est pas prêt d’être battu à Nantes.
Pas plus que l’autre record d’affluence national, celui détenu par les handballeurs du HBCN (9 357 spectateurs), puisque le mirage du Hall XXL de la Beaujoire qui devait servir, entre autre, pour accueillir grandes affiches des clubs nantais s’est définitivement évanoui : Les élus nantais, par la bouche de Pascal Bolo, ont en effet jugé “déraisonnable” le coût de 300 000 € pour la mise en configuration Sport du Hall XXL pour un seul match.
Sage décision, en effet. Mais peut-être aurait-il été encore plus sage d’y réfléchir quand l’association Nantes Métropole Omnisport soulevait ce problème en 2012, en présence de l’Adjointe aux sports de l’époque, Marie Françoise Clergeau. La première pierre de cet équipement n’était alors pas encore posée… Mais peut être à l’époque fallait-il des arguments pour faire passer la note (22M€) en incluant parmi les futures utilisations de ce Hall XXL, l’accueil des grands matchs des clubs nantais ? D’une pierre deux coups, puisqu’ainsi, on justifiait la capacité modeste de la Trocardière et on enterrait définitivement la grande salle métropolitaine modulable (3000 à 8500 places) dédiée aux clubs nantais. Cette salle d’un genre nouveau qui fleurit partout dans le monde, sauf en France… (voir l’article « La possible Arena Française » du 18/11/2014)
Bref, deux constructions, une rénovation et 87M€ plus tard, les salles nantaises se montrent déjà trop exiguës pour les clubs nantais, alors que la population de la métropole va augmenter de 20% d’ici 2030…
Nos clubs ne sont vraiment pas près de battre de nouveaux records d’affluence…

29 oct
2015

Un musée pour le FC Nantes

Le FC Nantes veut son musée…
Le lieu d’implantation de ce musée, autant que l’originalité de son contenu et de son concept seront déterminant pour son succès.
L’endroit, tout d’abord. Il doit être, autant que possible, en lien avec l’histoire du club. Cela ne laisse que 3 options : Le stade de la Beaujoire, le stade Marcel Saupin et la Jonelière.
La Jonelière, la fabrique du « jeu à la Nantaise » est d’un accès compliqué et excentré. C’est en outre un lieu assez fermé et qui doit le rester pour la tranquillité des techniciens, des joueurs et des pensionnaires. La construction, à proximité, d’un centre de séminaires avec hôtel, comme l’envisageait un moment Waldemar Kita, aurait donné un peu plus d’atouts à cette option. Mais le projet, à priori, ne verra pas le jour.
Le stade de la Beaujoire est une évidence à première vue. Mais à première vue seulement. C’est évidemment la garantie d’une fréquentation soutenue pendant les premiers mois. Mais ensuite, quand tous les membres de la tribu jaune l’auront visité, une fois, deux fois… ? Un partenariat avec le parc des expos peut drainer un peu visitorat supplémentaire en période de salons ou d’expositions. Mais le lieu est trop désert hors jour de match et trop excentré pour assurer un visitorat régulier et surtout extérieur. Il suffit d’aller sur le parking de la Beaujoire en semaine ou un dimanche sans match pour émettre les plus grands doutes sur la pérennité à long terme d’un musée à cet endroit.
A Milan, le musée de San Siro (celui du Milan AC et de l’Inter) ne fonctionne que les jours de matchs. Le reste du temps, quelques tours organisés par des opérateurs de tourisme locaux drainent quelques dizaines de visiteurs par jour. Et Nantes, n’est pas Milan…
Le stade Marcel Saupin : Plus proche du centre, il est chargé de l’histoire du club. C’est à qu’il a fait ses premiers pas, qu’il a grandi et conquis 6 de ses 8 titres. Il reste un espace non bâti (là ou est la talus, derrière un des buts, à l’emplacement de l’ancienne tribune Ouest pour les moins jeunes.
A proximité de la gare et de ses parkings, près de la cité des congrès, ce lieu central et chargé de l’histoire de Nantes permettrait à ce musée de s’intégrer facilement dans le parcours des touristes, et pourquoi pas le parcours du Voyage à Nantes ?
Mais pour attirer les visiteurs extérieurs à la ville, il faut que ce musée soit à l’image de l’histoire du FC Nantes : Novateur.
Que ce soit une immersion et un vrai voyage dans le temps et dans l’histoire. Que les dernières ressources de la technologie soient utilisées pour y parvenir, tant sonores ou visuelles que sensorielles. Si c’est pour exposer des maillots, des coupes et des photos en noir et blanc, un musée à la Disney, avec un parcours alibi qui débouche sur une boutique le résultat ne sera pas à la hauteur des espérances sur le long terme.
Alors, il faut IN-NO-VER !!! Casser les codes.
Sur ce talus de Saupin chargé d’histoire ou ailleurs si ce n’est pas possible là, il faut créer un lieu de vie permanent. Pourquoi pas un restaurant dans ce musée, dans le style des Planet-Hollywood ? Déco avec des pièces du musée en vitrines, diffusion en boucle des plus haut faits d’armes des canaris sur écran plat servant de plateau à chaque table. Pub à partir de 17h et jusqu’à 2h… Point de départ de minibus navettes d’un « Canaris Fan tour » avec au programme, entrée au musée, visite de la Beaujoire, de la Jonelière et retour pour diner dans le restaurant du musée. Et les jours de matchs, un package musée-place en tribune et dîner au restaurant-musée à Saupin. Privatisation possible le midi pour les entreprises…
Ca doit être ça, Nantes ! Avoir un temps d’avance sur les autres.
« Penser avant les autres » disait Coco. On peut appliquer encore une fois ce principe.
Philippe Laurent, en charge du projet au FC Nantes, avec qui j’ai souvent échangé sur le passé, le présent et l’avenir du sport pro nantais, saura faire de ce lieu, ou qu’il soit, un outil de promotion pour le FCN autant qu’un lieu de souvenirs, je n’en doute pas une seconde.
Mais si on pouvait en faire plus qu’un Musée, tout le monde y gagnerait…

25 sept
2015

Exit le Hall XXL de la Beaujoire…

Nantes renonce au Hall XXL pour les grandes affiches du H (et plus tard, soyons fous, pour les chocs de Pro A de l’Hermine).
Pourtant, à l’époque de sa construction, ce Hall XXL était sensé répondre, en termes de capacité au besoin des clubs nantais de Hand ou de Basket pour les grandes affiches (championnat et coupe d’europe).
C’était l’argument dont usait Marie-Françoise Clergeau, Adjointe en charge du sport de haut niveau, pour expliquer que la métropole nantaise n’avait pas besoin d’une salle permanente de plus de 5000 places…
Nous avions soulevé à l’époque le problème du coût de la mise en configuration « Sport » de ce Hall, mais aussi les problèmes de calendrier, puisque ce Hall était aussi sensé accueillir des expositions et des salons. Il était évident que plus de 300 000 euros pour monter les tribunes n’était pas viable pour un seul match. L’impossibilité dans une telle structure foraine d’accueillir partenaires et sponsors dans de bonnes conditions rendait impossible la rentabilisation de l’opération.
Nous ne pouvons aujourd’hui qu’être d’accord avec Pascal Bolo : 338 000 euros de coût de mise en configuration « sport » n’est pas raisonnable pour un match. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui : Ca ne l’a jamais été, raisonnable… Ce n’est pas faute de l’avoir dit et écrit, à l’époque…
Les couts cumulés de construction de ce Hall, de la salle de la Trocardière et de la rénovation de Beaulieu équipements auraient sûrement permis à Nantes d’avoir une grande salle métropolitaine multifonctionnelle, pour accueillir au moins deux clubs résidents et toutes les grandes affiches de tous les clubs nantais, entre autre événements sportifs ou culturels.
La rénovation coûteuse du Palais des Sports de Beaulieu (40M€) est justifiée par la « valeur patrimoniale » de l’édifice. A le voir, on a un peu de peine à accepter l’argument. Au surplus, les anglais ont bien rasé Wembley pour le remplacer par une enceinte digne des enjeux du sport moderne, lié aux recettes que peut générer l’équipement. Cet aspect n’a pas été suffisamment pris en compte ici.
Mais les dés sont jetés… il va falloir faire avec.
Le H va donc se contenter des 3750 places de la Troc en configuration Hand, avant peut être un jour de retrouver un Beaulieu rénové porté à 4 900 places… Les clubs nantais sont donc destinés à évoluer (au mieux) dans une salle plus petite que celle de Boulazac.
Pour combien de temps ?

18 nov
2014

La possible Arena française

« L’impossible Arena française »
L’équipe publiait il y a quelques semaines, sous ce titre une double page en forme de constat d’échec pour la France à concevoir les enceintes sportives du 21ème siècle.
Ce constat implacable place la France derrière la Lettonie et de la Lithuanie en termes de salles modernes et d’une capacité supérieure à 8000 places. Quant à la comparaison avec nos voisins (et éternels rivaux sportifs) allemands, elle frise le ridicule : 11 salles de plus de 10000 places outre-Rhin contre… Une en France (et encore il s’agit de Bercy qui ne sera vraiment opérationnelle qu’en 2017).
Pire, au moment ou les fonds publics se raréfient, les collectivités ont dépensé en France plus de 65 millions d’euros en études, achats de terrain et finalement en clause de dédit pour des enceintes qui ne verront jamais le jour (Dunkerque, Orléans ou Villeurbanne)
Alors, on peut toujours dire que la culture du sport en salle n’est pas assez forte en France pour expliquer que le modèle « Arena » est un échec en France, (Pourquoi alors 9357 spectateurs se sont ils déplacés pour assister à un simple match de championnat de D1 de Handball à Nantes entre le HBCN et le PSG ?)
Cela ne vient il pas plutôt du fait que tous les projets d’Arenas françaises n’en n’avaient en fait que le nom… ?
Si on construit une salle de sport, quelle qu’en soit la capacité, dans une lointaine périphérie, pour accueillir un match par semaine au mieux, et une compétition internationale tous les 10 ans, alors oui c’est un gouffre financier insupportable pour les collectivités.
On peut même y intégrer quelques loges VIP. Des buvettes et des salles de réception, une telle salle, construite ou rénovée ne sera jamais rentable.
Parce qu’elle ne répond pas aux impératifs économiques et sociaux actuels. Le spectacle sportif doit être intégré à la vie quotidienne de la cité/.
Les enceintes modernes doivent respecter un certain nombre d’exigences pour voir le jour :
Etre implantée dans une zone urbaine, à forte densité de population, avec une bonne desserte de transports en commun.
Proche du centre ville (voire là ou c’est possible dans le centre) elle doit impérativement être un lieu de vie permanent de la métropole, un lieu de passage, de visite, d’échanges et de commerce qui vit 7 jours sur 7.
Sa polyvalence permettra d’y accueillir des événements internationaux (Basket, Hand, Volley, Futsal,Tennis, Gymnastique, Escrime, Judo, lutte, etc…) ainsi que des concerts et des spectacles (pour lesquels les Zenith sont inadaptés ou indisponibles)
Sa conception la placera au milieu d’un centre commercial réunissant grandes enseignes, commerces, bars, restaurants et services (les revenus des baux commerciaux financeront l’investissement et pourront abonder au budget des clubs résidents)
Elle contribuera à rééquilibrer l’offre commerciale de la banlieue vers le centre ville.
Sa modularité permettra d’accueillir des affluences de 2000 à 8000 spectateurs en préservant l’effet « chaudron » dans des conditions optimales de confort, de mise en scène visuelle et auditive. La connectivité fluide du lieu contribuera aux attentes du consommateur de sport.
Pour en garantir la rentabilité, elle devra accueillir plusieurs clubs résidents :
Ses prestations (loges, espaces et sièges VIP) seront mises pour chaque match aux couleurs des clubs par effets de lumière sur les murs et plafonds et écrans digitaux. Les affiches et messages publicitaires des sponsors de chaque club seront affichés sur des panneaux digitaux, interchangeables en un clic.
C’est ça « LA POSSIBLE ARENA FRANCAISE ».

14 mai
2014

Le rapport de la commission du Sénat sur « le sport professionnel et les collectivités » est en ligne

Ce n’est pas une surprise, le sénat constate l’obsolescence du modèle français basé sur le soutien public. La commission sénatoriale préconise d’en sortir et d’opérer une mutation non seulement nécessaire, mais souhaitable.
Elle établit en outre une feuille de route pour les prochaines années.
Il va falloir résoudre l’équation suivante ; Comment permettre aux clubs de générer de nouveaux revenus pour pallier la baisse progressive mais inéluctable du soutien public ?
Les pistes proposées par la commission sénatoriale sont en phase avec le projet que défend notre association depuis 3 ans.
Toutes les conditions sont réunies à Nantes pour relever ce défi avec succès : Clubs au plus haut niveau, avec de fortes compétences, un potentiel public très important. Il reste à doter les clubs d’outils pour générer leurs propres revenus (équipements et centre de formation adaptés aux exigences modernes)
Cette mutation inéluctable nécessitera une révolution culturelle pour les clubs et pour les élus. Il faudra notamment opérer un transfert du soutien public du fonctionnement des clubs vers l’investissement en infrastructures.
A défaut d’y parvenir, c’est l’existence même des clubs qui est en péril. Plus tôt les bonnes décisions seront prises, meilleure sera la compétitivité des clubs sur le hexagonal et européen.
Le rapport complet est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.senat.fr/espace_presse/actualites/201310/sport_professionnel_et
_collectivites_territoriales.html

Espérons désormais que les élus et les clubs au niveau local nous entendront enfin…

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