4 mar
2016

UNE SI LONGUE ATTENTE

UNE SI LONGUE ATTENTE
Le projet « Nantes Métropole Omnisport » pour la création d’un grand club omnisports à Nantes a été présenté en mai 2012 devant le Conseil de développement de Nantes Métropole. Il a fallu attendre l’automne 2015 pour que certains dirigeants de clubs, silencieux sur le sujet pendant toutes ces années, s’approprient ces propositions, qu’ils rejettaient jusque là. Ce projet reste plus que jamais d’actualité et répond à pas mal de questions qui restent encore sans réponses de la part des décideurs. Un club omnisports, ca ne se décrète pas.

26 fév
2016

COUP DE GUEULE !

Sensation étrange en regardant les 8 dernières minutes de l’édition de « Fous de Sport » du 23/02/2016 consacré par Télénantes au NLAH. Quand Olivier Cailler aborde l’éventualité d’un grand club Omnisports à Nantes…
Fous de sport – Télénantes du 23/02/2016
En entendant Arnaud Ponroy, présenté comme « le principal instigateur de cette idée », reprendre à son compte et au mot près ce que nous défendons depuis 2012, un doute m’assaille :
Avons-nous rêvé ?
Avons-nous réellement effectué tout ce travail depuis 2011 et bâti ce projet de grand club Omnisport pour l’avenir du sport pro nantais ?
Les présidents des clubs nantais comme les élus ont-ils vraiment rejeté à l’unisson ce projet à l’époque parce qu’ils le jugeaient irréaliste et néfaste ?
Nous traitant alors parfois avec une condescendance parfois moqueuse…
Nous ne pouvons que nous féliciter que deux de ces présidents soient aujourd’hui les promoteurs de sa mise en oeuvre.
Mais pourquoi diable Arnaud Ponroy et Waldemar Kita se présentent ils comme étant « à l’origine » de ce projet de club Omnisport ?
Nous sommes bien placés pour savoir qu’en 2012, peu nombreux étaient ceux qui croyaient en la pertinence de notre projet, le seul à défendre cette option à l’époque. Parmi nos soutiens, nous citerons Laurent Buffard (ex-entraineur du NRB), Luc Dayan (ex-président du FCN), Guillaume Quintard (ex-entraîneur de l’Hermine), Philippe Audic (Président du Conseil de développement de Nantes Métropole), Philippe Aubry (ex-vice-président du NLAH), Gilles Rampillon ou encore le regretté Kléber Bobin. En dehors de ceux-ci, aucun des décideurs en place ni personnalités du sport nantais ou élus n’y croyaient…
Le respect des idées et des individus comme l’honnêteté intellectuelle voudraient au moins qu’on rende aux bénévoles qui ont travaillé sur ce projet ce qui leur revient : L’antériorité, en guise de reconnaissance. Au lieu de faire comme si notre projet n’avait pas existé, n’avait pas fait réfléchir, pour finalement finir par convaincre ces décideurs…
Auraient-ils oublié leur position initiale ? Nous pouvons leur rafraichir la mémoire :
Arnaud Ponroy n’avait pas donné suite à nos demandes d’entretien en 2012 (tout en nous félicitant par mail pour nos idées novatrices !). Nous avons fini par le rencontrer… fin 2015.
Waldemar Kita rencontré en Juillet 2012, dans ses bureaux parisiens, n’avait aucune idée alors de la surface financière et du fonctionnement des autres clubs pro nantais. Il nous avait expliqué longuement ce jour-là pourquoi ce genre de projet idéaliste ne marcherait jamais.
Est-ce leur ego qui les empêche d’admettre qu’ils ont changé d’avis et se sont inspiré de nos propositions ?
Car aujourd’hui, en dehors de leur pouvoir de mise en œuvre, qu’apportent ils de plus au fond du projet de l’association Nantes Métropole Omnisport ? Ils ne font que le reprendre dans sa généralité, en utilisant les mêmes formules et les mêmes images que nous, sans même nous citer.
Pourquoi ?
Et au-delà de leurs convictions récentes, quelles réponses concrètes apportent-ils aux multiples écueils qui menacent la mise en œuvre d’un tel projet ? Sur ce que nous avons lu et entendu, ils restent dans le vague quand nous étions dans le concret et dans le détail des process de mutualisation et de rapprochement économique puis sportif. Parce que, si ce projet peut déboucher sur une superbe réussite, il peut aussi tourner au fiasco total. Un certain nombre de points d’étape doivent être respectés. Le sujet des couleurs en est un, mais c’est loin d’être le seul.
Les media nantais n’ont pas, eux non plus, accueilli favorablement notre projet en 2012, à de rares exceptions près (dont David Phelippeau de 20Minutes…). Les journalistes sportifs nantais savent bien que notre projet avait été rejeté par ceux qui s’en arrogent aujourd’hui la paternité. Pourtant pas une question sur la différence entre ce qu’ils proposent aujourd’hui et ce qu’ils refusaient hier…
C’est dommage. Nous aimerions savoir.
Pas un media ne nous a contactés. Nous avons pourtant bien des éléments qui permettraient de répondre aux questions, notamment celles posées par Olivier Cailler à Arnaud Ponroy et qui sont restées sans réponses sur ce plateau comme ailleurs dans les media.
Nous ne demandons rien, ne réclamons rien. Nous n’ambitionnons rien d’autre que la construction dans de bonnes conditions d’un grand club omnisports à Nantes. Nous continuerons à payer nos places et nos abonnements pour encourager nos équipes comme les simples amoureux du sport et de notre ville que nous sommes.
Mais nier notre existence, l’antériorité de nos travaux et ignorer le fond que nous pouvons apporter à ce dossier complexe est vraiment incompréhensible.

3 nov
2015

Le VBN et son record inaperçu

Le 27 Octobre dernier les #PassionNantes du VBN accueillaient le Khimiz Yuzhny, champion d’Ukraine, en match aller des 16èmes de finale de la CEV Cup de Volley-Ball féminin. Ce match de Coupe d’Europe s’est joué à guichets fermés au Palais des Sports de Beaulieu et a réuni 5 300 spectateurs. C’est tout simplement le record d’affluence en France pour un match de Volley-Ball de club, masculin et féminin confondus. Et le même jour, à la même heure, toujours en Volley, les garçons du NRMV battaient Nancy en championnat de France à la salle Arthur Dugast devant 900 spectateurs. On saluera au passage le bel exemple d’harmonisation des dates et des horaires que nous ont offert là les ligues et les instances (d’une même discipline !) pour favoriser l’affluence et optimiser les recettes.
6 200 spectateurs pour le Volley, à Nantes, un Mardi soir… Imaginez les filles du VBN et les garçons du NRMV jouant le même soir dans la même salle pour de grandes soirées du Volley nantais… De quoi attirer toujours plus de spectateurs et de nouveaux sponsors attirés par cette belle visibilité !
Mais bon, ça restera du domaine du rêve, puisque, de toute façon, la plus grande salle nantaise, le Palais des Sports de Beaulieu ne pourra accueillir, après 40M€ de travaux, “que” 5400 spectateurs. Comme la nouvelle salle nantaise de la Trocardière, construite pour 25M€, offre une capacité maxi de 4200 places, ce record n’est pas prêt d’être battu à Nantes.
Pas plus que l’autre record d’affluence national, celui détenu par les handballeurs du HBCN (9 357 spectateurs), puisque le mirage du Hall XXL de la Beaujoire qui devait servir, entre autre, pour accueillir grandes affiches des clubs nantais s’est définitivement évanoui : Les élus nantais, par la bouche de Pascal Bolo, ont en effet jugé “déraisonnable” le coût de 300 000 € pour la mise en configuration Sport du Hall XXL pour un seul match.
Sage décision, en effet. Mais peut-être aurait-il été encore plus sage d’y réfléchir quand l’association Nantes Métropole Omnisport soulevait ce problème en 2012, en présence de l’Adjointe aux sports de l’époque, Marie Françoise Clergeau. La première pierre de cet équipement n’était alors pas encore posée… Mais peut être à l’époque fallait-il des arguments pour faire passer la note (22M€) en incluant parmi les futures utilisations de ce Hall XXL, l’accueil des grands matchs des clubs nantais ? D’une pierre deux coups, puisqu’ainsi, on justifiait la capacité modeste de la Trocardière et on enterrait définitivement la grande salle métropolitaine modulable (3000 à 8500 places) dédiée aux clubs nantais. Cette salle d’un genre nouveau qui fleurit partout dans le monde, sauf en France… (voir l’article « La possible Arena Française » du 18/11/2014)
Bref, deux constructions, une rénovation et 87M€ plus tard, les salles nantaises se montrent déjà trop exiguës pour les clubs nantais, alors que la population de la métropole va augmenter de 20% d’ici 2030…
Nos clubs ne sont vraiment pas près de battre de nouveaux records d’affluence…

29 oct
2015

Un musée pour le FC Nantes

Le FC Nantes veut son musée…
Le lieu d’implantation de ce musée, autant que l’originalité de son contenu et de son concept seront déterminant pour son succès.
L’endroit, tout d’abord. Il doit être, autant que possible, en lien avec l’histoire du club. Cela ne laisse que 3 options : Le stade de la Beaujoire, le stade Marcel Saupin et la Jonelière.
La Jonelière, la fabrique du « jeu à la Nantaise » est d’un accès compliqué et excentré. C’est en outre un lieu assez fermé et qui doit le rester pour la tranquillité des techniciens, des joueurs et des pensionnaires. La construction, à proximité, d’un centre de séminaires avec hôtel, comme l’envisageait un moment Waldemar Kita, aurait donné un peu plus d’atouts à cette option. Mais le projet, à priori, ne verra pas le jour.
Le stade de la Beaujoire est une évidence à première vue. Mais à première vue seulement. C’est évidemment la garantie d’une fréquentation soutenue pendant les premiers mois. Mais ensuite, quand tous les membres de la tribu jaune l’auront visité, une fois, deux fois… ? Un partenariat avec le parc des expos peut drainer un peu visitorat supplémentaire en période de salons ou d’expositions. Mais le lieu est trop désert hors jour de match et trop excentré pour assurer un visitorat régulier et surtout extérieur. Il suffit d’aller sur le parking de la Beaujoire en semaine ou un dimanche sans match pour émettre les plus grands doutes sur la pérennité à long terme d’un musée à cet endroit.
A Milan, le musée de San Siro (celui du Milan AC et de l’Inter) ne fonctionne que les jours de matchs. Le reste du temps, quelques tours organisés par des opérateurs de tourisme locaux drainent quelques dizaines de visiteurs par jour. Et Nantes, n’est pas Milan…
Le stade Marcel Saupin : Plus proche du centre, il est chargé de l’histoire du club. C’est à qu’il a fait ses premiers pas, qu’il a grandi et conquis 6 de ses 8 titres. Il reste un espace non bâti (là ou est la talus, derrière un des buts, à l’emplacement de l’ancienne tribune Ouest pour les moins jeunes.
A proximité de la gare et de ses parkings, près de la cité des congrès, ce lieu central et chargé de l’histoire de Nantes permettrait à ce musée de s’intégrer facilement dans le parcours des touristes, et pourquoi pas le parcours du Voyage à Nantes ?
Mais pour attirer les visiteurs extérieurs à la ville, il faut que ce musée soit à l’image de l’histoire du FC Nantes : Novateur.
Que ce soit une immersion et un vrai voyage dans le temps et dans l’histoire. Que les dernières ressources de la technologie soient utilisées pour y parvenir, tant sonores ou visuelles que sensorielles. Si c’est pour exposer des maillots, des coupes et des photos en noir et blanc, un musée à la Disney, avec un parcours alibi qui débouche sur une boutique le résultat ne sera pas à la hauteur des espérances sur le long terme.
Alors, il faut IN-NO-VER !!! Casser les codes.
Sur ce talus de Saupin chargé d’histoire ou ailleurs si ce n’est pas possible là, il faut créer un lieu de vie permanent. Pourquoi pas un restaurant dans ce musée, dans le style des Planet-Hollywood ? Déco avec des pièces du musée en vitrines, diffusion en boucle des plus haut faits d’armes des canaris sur écran plat servant de plateau à chaque table. Pub à partir de 17h et jusqu’à 2h… Point de départ de minibus navettes d’un « Canaris Fan tour » avec au programme, entrée au musée, visite de la Beaujoire, de la Jonelière et retour pour diner dans le restaurant du musée. Et les jours de matchs, un package musée-place en tribune et dîner au restaurant-musée à Saupin. Privatisation possible le midi pour les entreprises…
Ca doit être ça, Nantes ! Avoir un temps d’avance sur les autres.
« Penser avant les autres » disait Coco. On peut appliquer encore une fois ce principe.
Philippe Laurent, en charge du projet au FC Nantes, avec qui j’ai souvent échangé sur le passé, le présent et l’avenir du sport pro nantais, saura faire de ce lieu, ou qu’il soit, un outil de promotion pour le FCN autant qu’un lieu de souvenirs, je n’en doute pas une seconde.
Mais si on pouvait en faire plus qu’un Musée, tout le monde y gagnerait…

25 sept
2015

Exit le Hall XXL de la Beaujoire…

Nantes renonce au Hall XXL pour les grandes affiches du H (et plus tard, soyons fous, pour les chocs de Pro A de l’Hermine).
Pourtant, à l’époque de sa construction, ce Hall XXL était sensé répondre, en termes de capacité au besoin des clubs nantais de Hand ou de Basket pour les grandes affiches (championnat et coupe d’europe).
C’était l’argument dont usait Marie-Françoise Clergeau, Adjointe en charge du sport de haut niveau, pour expliquer que la métropole nantaise n’avait pas besoin d’une salle permanente de plus de 5000 places…
Nous avions soulevé à l’époque le problème du coût de la mise en configuration « Sport » de ce Hall, mais aussi les problèmes de calendrier, puisque ce Hall était aussi sensé accueillir des expositions et des salons. Il était évident que plus de 300 000 euros pour monter les tribunes n’était pas viable pour un seul match. L’impossibilité dans une telle structure foraine d’accueillir partenaires et sponsors dans de bonnes conditions rendait impossible la rentabilisation de l’opération.
Nous ne pouvons aujourd’hui qu’être d’accord avec Pascal Bolo : 338 000 euros de coût de mise en configuration « sport » n’est pas raisonnable pour un match. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui : Ca ne l’a jamais été, raisonnable… Ce n’est pas faute de l’avoir dit et écrit, à l’époque…
Les couts cumulés de construction de ce Hall, de la salle de la Trocardière et de la rénovation de Beaulieu équipements auraient sûrement permis à Nantes d’avoir une grande salle métropolitaine multifonctionnelle, pour accueillir au moins deux clubs résidents et toutes les grandes affiches de tous les clubs nantais, entre autre événements sportifs ou culturels.
La rénovation coûteuse du Palais des Sports de Beaulieu (40M€) est justifiée par la « valeur patrimoniale » de l’édifice. A le voir, on a un peu de peine à accepter l’argument. Au surplus, les anglais ont bien rasé Wembley pour le remplacer par une enceinte digne des enjeux du sport moderne, lié aux recettes que peut générer l’équipement. Cet aspect n’a pas été suffisamment pris en compte ici.
Mais les dés sont jetés… il va falloir faire avec.
Le H va donc se contenter des 3750 places de la Troc en configuration Hand, avant peut être un jour de retrouver un Beaulieu rénové porté à 4 900 places… Les clubs nantais sont donc destinés à évoluer (au mieux) dans une salle plus petite que celle de Boulazac.
Pour combien de temps ?

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